Au fond du jardin, la lune était immense, ombrant crûment arbustes et pelouses, une lune intense qui affûte les sens. On dit que c'est la nuit où les fous s'agitent, où les loups-garous surgissent, où chaque flaque de lumière a l'apparence d'un revenant. J'aurais bien voulu t'emmener par la main vers l'un des bancs de pierre qui ponctuent le chemin. Il y faisait frais. Tu te serais peut-être serrée contre moi, tu aurais peut-être fait celle qui frémit, sans qu'on sache trop pourquoi. Je t'aurais demandé si tu avais froid en espérant t'entendre me répondre autre chose. Tu n'aurais pipé mot. J'aurais eu la gorge sèche en écoutant ton silence.
La lune monterait, tranquille, paisible, comme nous même le serions, à côté l'un de l'autre sur ce banc, les jambes étendues, les bras incertains de leurs gestes. Tu m'aurais parlé des étoiles, sans doute pour faire diversion. J'aurais regardé tes yeux, brillants comme deux pépites de charbon dans la nuit.
Oui, c'est la pleine lune (ou presque).
J'aurai sûrement dit oui à cette proposition, assise sur le banc, le coeur battant de plus en plus fort, des frissons parcourant mon corps, bien sûr pas à cause du froid mais bien à cause de toi. Dans un long silence j'espèrerai que tu me proposes tes bras, ce que tu ne feras pas, par pudeur envers moi, c'est alors que je franchirai le pas que les femmes ne font pas, du moins pas si souvent que ça. Puis délicatement je soulèverai un de tes bras, et toi sans rien dire tu le laisseras faire, et tout contre toi j'écouterai le chuchotement du vent, les joues rougies par ce qu'il viendrait de me dire.
Je laissai tomber, ballante, ma main sur ton bras nu. Je n'osais y poser ma paume, tant celle-ci risquait de te brûler ; il est vrai que j'ai toujours les mains chaudes. Tes cheveux voletaient contre ma joue, tout ton corps semblait figé, dur, tendu comme un arc. De ma main libre, je balayai tes mèches autour de ton visage, esquissant une vague caresse sur un front froid comme ceux des statues. Le vent remuait les pleureuses du saule au-dessus de nous. Je resserrai instinctivement mon étreinte, comme pour te protéger de la fraîcheur de ce soir d'automne. C'est à cet instant que, à quelques pas derrière nous, un rauquement animal, bref et indéfinissable, a marqué la montée subite du vent. Tu as relevé la tête, les yeux aux abois. J'ai ri, d'un rire bête censé te rassurer. Mais tu n'avais pas l'air effrayée car tu t'es mise à rire de même. Tes dents étincelaient dans la pénombre et je t'avoue que j'ai imaginé la déchirure qu'elles me feraient si tu t'étais subitement mis en tête de me mordre. J'ai alors prononcé ton nom, trois syllabes distinctes effacées par le vent et se perdant dans ton sourire qui avait pourtant le don de m'inquiéter.
Nous pouvions sentir sur nos visages cette brise d'été, le parfum des roses, l'herbe doucement mouillée par la rosée, nous étions restés toute la nuit l'un contre l'autre, à espérer ce je ne sais quoi, comme deux adolescents maladroits qui n'osent faire le premier pas. Les premières lueurs du soleil commençaient à réchauffer notre visage, pas un bruit dehors, juste mon cœur qui battait de plus en plus fort. Je ne savais que te dire, mes yeux parlaient d'eux-mêmes, et ne cessaient de te regarder. Parcourant ton corps comme pour te caresser, mes lèvres à demi entrouvertes ne cessaient de te réclamer. Quand allais-je enfin recevoir ce baiser tant attendu...
Comment ai-je pu tenir toute la nuit sans m'approcher de tes lèvres, dis-moi ? Peut-être parce que j'avais rajeuni de vingt ans en une nuit. Tu étais si... que dire ? J'étais si... que dire ? Nous étions des enfants.
Bref, le matin est apparu, j'avais eu un peu froid, toi aussi sans doute. Nous nous serrions de plus en plus fort. Tu me regardais. J'évitais ton regard. Je pensais à ta bouche, fraîche comme l'aube sans doute, je rêvais à ta langue, froide, molle et véloce à la fois. J'imaginais nos mains nous caressant, nos doigts un peu hésitants. Je fantasmais, plus loin encore. Ce petit matin semblait propice mais j'avais tellement peur d'être maladroit, de ne pas te plaire, d'être comme un adolescent impubère, de te perdre, oui, en trois mots, de te perdre avant même de t'avoir trouvée.
Mais tes yeux me redonnaient confiance. Nous ne disions mot. La nuit était acquise.
J'étais conquis. Tu étais ma conquérante. J'aurais tant voulu que tu fasses les premiers gestes, un sourire, les doigts levés vers le ciel, tes lèvres se déposant sur les miennes comme un papillon, ou une mouche insistante. J'aurais...
J'ai baissé le menton vers le tien.
Nous nous sommes touchés. Sans doute avais-tu toi-même relevé le visage.
J'ai serré la main sur ton bras nu.
Il était comme ta bouche, frais et...
J'ai failli mourir, je te jure, quand ta langue s'est faufilée entre mes lèvres pour frôler la mienne. Déjà, je ne respirais plus.
Inconsciemment, j'ai posé ma main libre sur l'un de tes genoux.
J'avais tellement envie de ... dans la rosée du matin.
Mon corps me trahissait, ma bouche se faisait de plus en plus gourmande, j'étais envahie de désirs, d'un troublant délice. Tu ne bougeais pas et pourtant tu subissais mon caprice de provocatrice. Autour de nous plus rien n'avait d'importance, c'était un instant magique où nos regards se croisaient, ces regards qui en disent long sur nos désirs, où nos bouches se mêlaient. Nos corps se rapprochaient de plus en plus, notre soif prenait le dessus, l'envie de faire l'amour se faisait de plus en plus forte, une envie de fusion parfaite !
Je me suis levée, te prenant par le bras, voulant marcher un peu, nos yeux brillaient, nos doigts s'enlaçaient, j'avais cette envie de te serrer contre moi, de te recouvrir de baisers, dans ma tête tout défilait à une vitesse, toutes les questions se posaient « que dois-je faire ? Et si je fais le premier pas, ne va t'il pas me trouver trop entreprenante ? » Je te regardais du coin de l'œil, et toi tu me dévorais des yeux, nous savions à ce moment précis que cet instant précieux arriverait bientôt.
à suivre... CLIC !
Publié par topxine à 13:44:44 dans hot courriel (4) | Commentaires (0) | Permaliens
... ou l'intangibilité palpable du virtuel.
Intangibilité
nom commun - féminin ; singulier
1. caractère de ce qu'on ne doit pas modifier, entamer ou altérer (soutenu)
l'intangibilité de certains droits
2. (sciences) caractère de ce qui échappe au sens du toucher
l'intangibilité d'un fluide
palpable
adjectif ( même forme au masculin et au féminin, pluriel palpables )
1. qui peut être palpé ou senti au toucher
une tumeur palpable
2. dont l'intensité permet d'être perçu de façon évidente
Synonyme: évident
une gêne palpable
virtuel
nom commun - masculin ; singulier
1. (informatique) ce qui n'a pas de réalité matérielle mais existe numériquement grâce au réseau télématique mondial ou aux techniques de simulation informatique
le succès du virtuel
Image virtuelle
locution nominale - féminin ( (images virtuelles) )
1. : en optique image formée par un faisceau divergent et d'où semblent partir les rayons lumineux
les images réelles et les images virtuelles
réalité virtuelle
locution nominale - féminin (réalités virtuelles)
1. ( informatique) système de simulation informatique qui permet de transmettre à l'utilisateur les images, les sons et les sensations tactiles d'un environnement réel ou imaginaire dans lequel il peut se déplacer et réagir
les casques de réalité virtuelle
in "Collection Microsoft® Encarta® 2005.
© 1993-2004 Microsoft Corporation.
Tous droits réservés."
... BON SANG ! C'EST TOUT BLOGGLAND, ça...
Publié par topxine à 08:31:22 dans les Jack's dérapages | Commentaires (8) | Permaliens
... et si tu veux le début : CLIC
Liste au prince :
Je veux une marguerite
Un bol d'air
un nuage de lait dans mon café
du chocolat
un rendez-vous
un sourire
la suite du texte du prince et de la grenouille :))
une pomme bien rouge comme la tentation :)))
Des câlinous
des baisers
un mot d'amour hihi (je m'égare)
une photo du prince charmant mais pas dormant
oh et si j'osais, non j'ose pas hihi
Bises et Câlins, câlinous, bisousss
Liste de la Princesse ?
Tu veux une marguerite (ça ne sera pas trop difficile à trouver)
Un bol d'air (le fond de l'air est frais... donc possible !)
un nuage de lait dans mon café (un orage de lait, si tu le désires)
du chocolat (blanc, noir, noisettes, ... ?)
un rendez-vous (demain matin ou samedi tôt matin)
un sourire :o)))))))))))))))))))))))))))) (là, c'est peut-être un peu beaucoup pour être honnête !)
la suite du texte du prince et de la grenouille :)) (on verra si tu es sage ou si j'ai le temps, qwâââ... pourquoi ? tu es donc une grenouille ?)
une pomme bien rouge comme la tentation :))) (plus rouge que celle-là, tu t'endors jusqu'à ce que le prince charmant en pince pour toi et t'embrasse dans ton sommeil)
des câlinous (mmmmh... oui !)
des baisers (cela va de soi...)
un mot d'amour hihi (je m'égare)
une photo du prince charmant mais pas dormant (y avait pas d'appareil photo à c't'époque, dommage, hein ?)
oh et si j'osais, non j'ose pas hihi (si si ! tu n'as pas droit à un joker... J'ai déjà trouvé tout le reste !)
Bises et Câlins, câlinous, bisousss (Tu m'étouffes, tu m'étouffes... Mais j'aime assez ça, je dois dire...Tu veux que je t'étouffe aussi ?)
non tu n'as pas répondu à tout snifffffffffffff, j'ai pas eu de mot d'amour(Moi les yeux larmoyant en piquant une colère) hihi non je plaisante j'ai pas dit je m'égare, j'ai dit je me gare hihi
dommage
Mince il n'avait pas d'appareil c'est dommage, moi j'avais un pied en échange à te proposer ou des yeux
dommage
pas de joker, je ne voudrai te choquer tout de suite peut être après :))
oui j'adore que l'on m'étouffe
câlinouxx
Moi (les yeux pétillants, rêvant au prince charmant)
Ce que je n'ai pas oublié sur la liste...
Date: Thu, 07 Sep 2006 18:00:37 +0200
Je m'égare aussi en t'envoyant à part un petit mot d'amour, Princesse...
Moi se tortillant les cheveux, la bouche entre ouverte avec l'index à l'intérieur, les joues rouges se disant comme une fille de 5 ans, il n'a pas oublié je suis toute émoustillée :))
Bise mon prince...
(PAUSE)
Publié par topxine à 21:27:17 dans le virtuel voYLage (3) | Commentaires (15) | Permaliens
Pour commencer au début CLIC
La tentation est p'têt ben une tentative de sortie de soi pour atteindre - et ne plus attendre - un ailleurs. (Là, ça fait un peu prof' de philo au verbe recyclé, dacodac !)
Plus biblique : j'aime bien les pommes aussi. (prof' de religion, à présent !)
Plus légendaire : Mercure craqua pour la Princesse dès qu'il embrassa au vol son nez mutin (prof' d'histoire !)
Plus commun : il décroisa les jambes quand il la vit entrer, se leva et alla la serrer dans ses bras (m'ouais !)
Plus réaliste : "... et bien c'est à dire que enfin voilà quoi :))", répondit-elle laconiquement.
A suivre, Princesse !
... et câlinoux encore puisque vous semblez les apprécier !
Comment ne pas fondre devant cette réponse, c'est impossible (Moi les joues roses, les yeux pétillants, le sourire aux lèvres)
tentation : Espérance subversive. Y succomber ou y résister, c'est l'évaluation de ce choix qui excite, bien plus que la chose acquise et consommée (dico d'amour)
(Tentatrice) le meilleur moyen de faire cesser la tentation, c'est d'y succomber.
(abstinent) personne faible qui cède à la tentation de se refuser un plaisir.
(Calomnier) Attribuer malicieusement à quelqu'un les actions vicieuses que l'on n'a pas eu la tentation ou l'opportunité de commettre soi- même (dictionnaire du diable)
(casanova) Dépêchez-vous de succomber à la tentation avant qu'elle ne se sauve.
Il faudrait arriver à n'avoir que des tentations relativement noble, et à se moment-là il est urgent d'y succomber. Même si c'est dangereux ou impossible, surtout si c'est impossible.
Réalité (Moi les joues rouges, bafouillement) euh! c'est à dire que j'aime bien le monsieur charmant qui écrit sympathiquement et que voilà quoi :))
Oui encore j'apprécie beaucoup
Mon prince je vous en retourne tout autant, bises et câlinousss
A plus tard, Princesse. Mon carrosse m'attend. J't'aime bien, toi. "C'est normal !", diras-tu, avec un petit (censuré) entre les dents. Smacks, calins, calinoux et tout ce que tu voudras.
Déjà, tu te sauves déjà il n'est pas minuit, mince alors. Moi aussi j't'aime vraiment bien avec plein de (censuré) entre les dents. Tout ce que je veux, il faut pas me dire ça à moi :)) tout ce que je veux wouaaaaaaaa :)) je vais faire ma liste alors. :))
Smackss, câlinss, câlinouxx, et tout ce que tu voudras aussi :)
Conte impromptu entre deux rendez-vous
Plus tard arrive toujours assez tôt.
Le prince arriva enfin, bondit hors de son carrosse et se rua dans ses appartements.
La princesse ne s'y trouvait point, ni même à dix lieues par la fenêtre.
... et sa dame de compagnie ne l'avait pas non plus accompagnée.
Celle-ci était assise auprès du feu, tricotant de ses petits doigts agiles une écharpe de soie tentaculaire. Bien entendu, le prince lui demanda des comptes. Non, la princesse avait exprimé un désir de solitude, un besoin de balade, une envie inexprimable.
Devant le désarroi du maître, la dame de compagnie se sentait désamparée.
"Tenté par un carafon de vin en attendant la princesse, mon prince ?" osa-t-elle enfin lui demander en dépit des airs vindicatifs qui lui faisaient rouler les épaules comme un pouilleux.
"Tenté en effet !", fit-il, s'approchant d'elle d'une bien drôle de manière. Il semblait venir de constater que la dame de compagnie était une bien belle femme, en vérité.
"ô mon Prince !", bafouilla cette dernière tandis qu'il lui baisait déjà les lèvres.
Ainsi poursuivit-il ses avances, tant et si bien que, brusquemment, la dame, au lieu de cambrer l'échine, se cambra, toutes griffes dehors.
"Honte à vous, mon prince !", rugit-elle en s'écartant, "Vous cherchiez votre princesse à mille lieues par la fenêtre, alors qu'elle se trouvait toujours à vos côtés !".
Confus de sa méprise et d'avoir été confondu de la sorte, le prince se jura un peu tard qu'on ne l'y reprendrait plus.
Moi dans tout ces états, j'aime beaucoup ce texte, mais quelque chose me chagrine tu embrasses la dame de compagnie et pas la princesse, j'ai bien compris, non parce que je ne voudrais pas tu vois quoi :))
C'est vrai que je l'ai écrit sous "pression" au travail. 1°) Je n'ai pas été clair : ce que je voulais dire c'est qu'il embrasse la dame de compagnie qui n'est autre en fait que la princesse déguisée qui veut le tester... Ouaip ! Je n'ai pas eu le temps de le retravailler pour que cela soit évident 2°) Ce thème n'est pas très original mais je me mettais en jambes (!) avant mes rendez-vous de 14 heures. Ces derniers reprennent à 18h00 jusqu'à 19h30 puis ouste ! à la maison. Vivement le week-end ! C'est un rythme d'enfer, ce mois d'inscriptions et de réorientations... Suis fââââtigué ! (baillement)
J'ai à peine le courage de te faire plein de doux câlinoux (méfiance "s" pluriel ou "x"... X, qwâ !)
Meuh non ! Je suis sage, moi, Princesse !...
N'oublie pas ta liste ! ;o]
Non, non j'ai pas voulu dire ça, juste que j'aime beaucoup le texte, mais que je voulais être celle qui reçoit le baiser :)) (Moi coquine la bouche en coeur), ce thème mais j'adore, je veux la suite et ben dit moi entre deux rendez vous ce que tu fais c'est génial. Merci de penser à moi dans ce moment de fatigue et je prends les câlinoux avec un x (Moi à minuit devant un film interdit au moins de 18 ans) hihi
Tu es sage, ah! ben mince (Moi dépitée, les épaules baissées, faisant la moue :( ), non parce que tu vois, ben heu comment dire pas moi hihi
Bisousxxx câlinouxx avec des tas de xxx :))
(à suivre...)
Publié par topxine à 05:27:52 dans le virtuel voYLage (3) | Commentaires (0) | Permaliens
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C'est gentil tout plein, ça. Ca me donne un petit bol d'air. T'es un amour.
C'est joli, ton nom et ton prénom, ça sonne comme un personnage de roman (ou l'autrice peut-être ?).
Câlins,
Moi.
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Rien que pour le RE-RE ! 16 h00. Je souffle enfin, grâce au bol d'air entre autre ;o]. Bientôt, c'est l'heure du départ vers la gare. Le train. Maison. C'est vrai que le soir je ne suis pas trop sur PC (vie de famille, autres choses, ...). Demain, je ne travaille qu'à 13 h 30. Oufff ! Vivement octobre et mon horaire réduit... A demain matin, si on se croise sur Bloggland. Câlinou (un câlinou est plus tendre et plus intime encore qu'un câlin). Ousp ! Non, ce n'est pas une proposition... indécente ;o]
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Tu me tentes, là, Princesse !
Serais-tu encore au lit ou déjà au bureau ?
En at-tente de te lire, je croise les doigts (assis, les jambes croisées) pour qu'on se croâââse ce matin. Pour le moment, un petit courriel sera plus efficace qu'Msn car je suis continuellement interrompu, même at home.
Câlinoux télépathiques.
Moi vous tenter, mon prince :))
Et bien c'est à dire que enfin voilà quoi :)
Décroisez me voilà
J'adore les câlinous télépathiques! Et à mon tour vous en retourne
Bise. Moi.
(à suivre)
Publié par topxine à 22:07:14 dans le virtuel voYLage (3) | Commentaires (9) | Permaliens
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