• Vide, le monde est vide sans toi. J'ouvre la porte, tu n'y es pas. Je t'appelle. Je répète ton prénom deux ou trois fois pour m'assurer que... tu n'y es pas !


    Parfois, je fais semblant de te parler.
    Tu ne me réponds pas, évidemment.

    Alors je parle aux murs, ou aux miroirs. Je nous parle.
    Ils ne me répondent pas davantage. Le monde est vide, sans toi.

    Je ferme les yeux, je serre les paupières.
    Je t'imagine. Je t'entends. J'ai des hallucinations.

    Le monde est si vide sans toi.


    Gabriel


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  • eau fraîche à volonté





    Qu'ai-je à t'offrir de plus que mon écoute, mon amour, mes baisers, ma tendresse ?



    Avec toi, je suis prêt à tout quitter et tout perdre, à devenir l'errant immatériel qui se loverait entre tes doigts comme l'eau fraîche d'un ruisseau.

    Ma seule richesse serait intérieure et je n'en aurais aucun signe extérieur.

    Non, je n'aurais plus rien, je serais démuni, je ne serais même peut-être plus un bon plan pour toi.


    Gabriel


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  • Moi, je suis ton amant, ton amour, ton futur (peut-être... ?).

    Lui, il est ton confident, ton ami, ta roue de secours.

    Et si nous n'étions qu'une seule et même personne ?

    ... Bon d'accord, tu as besoin des deux.


    Gabriel

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  • Je ne fais partie ni du troupeau de brebis apeurées ni de la troupe de chiens obéissants.

    Je me braque. Je rue. Je me débats.

    Oui, je suis ce loup sauvage qui hurle aux étoiles.
    Je suis cet animal rétif qui ne supporte ni laisse ni bride, qui ne veut ni être dompté, soumis, ni coucher aux pieds de sa maîtresse.

    Si ton désir est de rejoindre la meute, défais-toi d'abord de tes chaînes à coups de morsures, fuis ensuite le chenil à toute allure, museau droit dans le vent, et goûte enfin aux charmes de l'aventure.





    Gabriel


    photo : sculpture de Solego http://www.solego.fr/<wbr>


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  • Nous étions si beaux hier dans notre face à face

    malgré cette maudite table de bistro' entre nous ;

    j'écoutais à peine, je n'entendais plus

    Myrtild et Joseph à nos côtés.

     

    Non, je contemplais tes yeux maquillés

    que l'alcool rendait vagues et lointains.

     

    Le goût de l'Irish Coffee

    me les rappelera désormais

    et plus encore ce bref baiser volé

    à la dérobade au-dessus d'un évier,

    dans l'intimité des toilettes pour femmes.

     

    Nous nous créons de petits et de grands souvenirs...


     

    Gabriel

    (souvenir du 4 mars)

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