• Tu es connue à dix kilomètres à la ronde,et pas moins ta famille que ton couple officiel.

    Toute ta vie, tu l'as vécue dans la région ; tu es née ici, tu t'es mariée ici, tu as travaillé, tu as fait tes enfants ici, et tu as finalement été infidèle ici aussi.

    Moi qui suis pourtant originaire du coin, j'ai encore sur mes fringues la puanteur des gaz d'échappement du sud de la capitale, les relents d'une autre Wallonie et ce soupçon d'on ne sait quoi d'étranger, sinon d'étrange.     

    Une ballade ensemble nous est à chaque fois une gageure où éviter tes connaissances relève d'un slalom risqué et incertain.

    En définitive, nous nous sommes bien débrouillés dans notre embrouille. Nous avons construit peu à peu notre carnet de bonnes adresses intimes où jamais nous ne passerons désormais officiellement.


    Gabriel



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  • Je n'aime pas ces samedis où tout nous sépare maintenant comme si nous ne nous étions jamais rencontrés. A chaque fin de semaine, nous n'existons plus, c'est à chaque fois « une petite mort » (et pas celle à laquelle on s'attendrait de deux amants) jusqu'au lundi, pour autant que ce dernier ne soit ni férié ni contrarié. Les heures s'écoulent en gouttes éthyliques, les aiguilles n'avancent pas, mes souliers sont plombés, mon esprit est en sursis. Non, décidément, je n'aime plus les samedis... ni les dimanches, du reste !    

     

    Gabriel

    (septembre 2007)


    2 commentaires



  • Tu m'envahis de pied en cap.
    Tu circules dans mes veines
    comme une coulée de lave.

    Tu es en moi, ancrée en toute grande profondeur.
    Tu me possèdes, avec un soupçon d'éternité.
    Tu me violes. Tu me mets à sac.

    Un éclair me traverse de part en part.
    Je tombe raide, foudroyé.
    Je péris corps et âme.



    ... Ce n'est rien que de l'amour, Madame !

     

    Gabriel


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  • Le temps nous ronge, le temps nous use, le temps nous érode, le temps fait naître la rouille sur nos mains entrelacées.
    Le temps ne joue pas à notre avantage.
    Le temps nous vieillit les traits du visage. Le temps nous aigrit, le temps nous étouffe. Le temps nous flétrit.  
    Le temps qui passe, qui nous dépasse. Le temps qui nous fait douter.

    Tant et tant d'heures à nous attendre.

    Et dire que nous n'avons plus tellement de temps devant nous !



    Gabriel


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    9 commentaires


  • Félix Leclerc 1950


    Quand tu auras pris ton envol,
    auras-tu encore besoin de moi ?
    Pourquoi cette question folle
    me tarabuste comme une p'tite voix ?

    Gabriel


    8 commentaires


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